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Réflexions au jour le jour sur le révolutionnaire Louis de Saint-Just, son œuvre et son action politique

  Je consacre depuis vingt ans mes recherches à Saint-Just, son éloquence et ses idées en faveur d’une organisation sociale égalitaire. Sur ce blog, je publie des textes qui, pour la plupart, sont de courtes enquêtes à partir des écrits de Saint-Just ou de documents d’époque permettant de mieux le connaître. Il complète mon site Internet où sont rendus compte de mes livres et articles scientifiques consacrés à Saint-Just.       Formulaire pour me contacter
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L’Éloquence de Saint-Just à la Convention nationale : quelques recensions

J’ai ajouté sur mon site Internet trois recensions de L' Eloquence de Saint-Just à la Convention nationale : un sublime moderne , le livre que j’ai publié aux éditions Honoré Champion. Le premier est un article de Marc Lebiez dans le journal littéraire En attendant Nadeau , le deuxième un compte rendu de Stéphane Guégan paru dans la Revue des Deux Mondes de juillet-août 2021, et le dernier celui de Jacques Guilhaumou pour les Annales historiques de la Révolution française (n° 407, janvier-mars 2022). L’article de Marc Lebiez intitulé « La force de l’éloquence » peut être lu en ligne sur le site d’ En attendant Nadeau et les deux autres comptes rendus sont disponibles au format pdf sur cette page de mon site .

Babeuf lecteur de Saint-Just (2)

      Nous avons vu dans le billet précédent que Babeuf fut un lecteur attentif des rapports de Saint-Just dit « de Ventôse » organisant la distribution aux pauvres des biens des contre-révolutionnaires, ainsi que du rapport du 11 germinal an II mettant les Dantonistes en accusation. Gracchus Babeuf a recopié vingt passages de ces rapports sans les accompagner de commentaires, mais sa Défense générale devant la Haute Cour de Vendôme comporte un long passage dans lequel il revient sur les raisons qui lui ont fait les recopier. Le voici :       « J’avais vu qu’avant moi, des acteurs principaux de la Révolution s’étaient aussi figurés que son but devait être de réparer les maux des anciennes institutions vicieuses, et d’opérer le bonheur de la société. J’avais même, à cet égard, recueilli soigneusement les témoignages d’un de nos législateurs-philosophes , mort à la fleur de l’âge . Aussi a-t-on eu soin de faire, de ce simple recueil, une pièce à charge, quoiqu’elle fût, évidemment, c

Babeuf lecteur de Saint-Just (1)

Lorsque Gracchus Babeuf fut arrêté le 21 floréal an IV, les policiers chargés d’exécuter l’ordre du Directoire trouvèrent dans la chambre qu’il occupait « des cartons et des papiers […] en profusion » [1] . Les documents manuscrits qui leur parurent les plus compromettants furent saisis le jour même et publiés en nivôse an V dans deux fascicules [2] qui servirent de pièces à charge lors du procès de Babeuf et de ses coaccusés devant la Haute Cour de Vendôme. Parmi les quatre cent quarante-sept pièces saisies, plusieurs de la main de Babeuf concernent Saint-Just. On pense à la lettre à Joseph Bodson du 9 ventôse an IV (28 février 1796) dans laquelle Babeuf déclare « nous ne sommes que les seconds Gracques de la Révolution française » [3] , les premiers étant Saint-Just et Robespierre. Moins connu est l’ensemble de vingt citations [4] provenant de trois rapports de Saint-Just (rapports des 8 et 13 ventôse et du 11 germinal an II) que Babeuf a sélectionnées et recopiées à côté d’un