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Articles

Saint-Just ou le « génie de la jeunesse » mis au service de la Révolution

J'ai publié aujourd'hui sur mon site Internet un article dans lequel je reviens, en une dizaine de pages, sur les faits le plus marquants de la vie de Saint-Just. L’angle choisi pour cette étude biographique est celui de la jeunesse de ce révolutionnaire qui mourut avant ses vingt-sept ans. Sa minorité lorsque débuta la Révolution eut en effet d’importantes conséquences sur sa trajectoire politique. Le titre de cette étude est emprunté à un texte d’André Breton dans lequel l’écrivain surréaliste défend la thèse d’un « génie de la jeunesse » que caractérisent ses « solutions audacieuses » et dont Saint-Just est, selon lui, l’un des représentants. On trouvera mon article à cette adresse .

Un souvenir de Saint-Just : l’encrier du musée de Blérancourt

Les personnes s’étant rendues au Musée franco-américain de Blérancourt avant 1976 se rappellent peut-être y avoir vu, parmi un ensemble d’objets ayant appartenu à Saint-Just ou à sa famille, un encrier présenté comme étant celui du révolutionnaire. La vitrine qui l’exposait a été fracturée et l’objet dérobé le 28 juillet 1975. Cette date correspondant à l’anniversaire du 10 Thermidor an II laisse penser que l’auteur du vol était un admirateur de Saint-Just… Quoi qu’il en soit, cet encrier n’a pas été restitué et n’est, à ma connaissance, pas non plus réapparu chez un commerçant ou en salle de vente. Plus les années passent, plus il est à craindre que les personnes l'ayant en leur possession ignorent sa valeur et s’en débarrassent. C’est pourquoi ceux de mes lecteurs qui l’auraient vu chez un particulier ces cinquante dernières années sont vivement encouragés à prendre contact avec l’ Association pour la sauvegarde de la Maison de Saint-Just .        ...

L’élégance de la Révolution : un aperçu du mobilier du palais des Tuileries en l’an II

J’ai profité de ces vacances pour visiter l’exposition « Style Révolution française. Mobilier, objets d’art et papiers peints » présentée jusqu’au 11 mars 2024 au Musée de la Révolution française de Vizille. Cette exposition mérite d’être saluée pour son caractère novateur, le « style Révolution » étant généralement confondu avec un « style Directoire » ou un « style Empire » plus lourds et, de façon évidente pour ce dernier, plus clinquants. Mais l’exposition du Musée de Vizille est de surcroît remarquable par le savoir-faire et, doit-on écrire, le bon goût avec lequel ont été choisis et mis en scène meubles, objets d’ornement et panneaux de papiers peints de la Révolution. Chacune des pièces de l’exposition est accompagnée d’un cartel très complet présentant son histoire et éclairant son intérêt. On trouvera la plupart de ces œuvres et leurs cartels dans la brochure remise aux visiteurs ainsi que dans le dossier de presse disponible en lign...

À propos d’une miniature supposée de Saint-Just

Un commerçant autrichien vendant des objets d’art sur un site Internet bien connu propose actuellement un médaillon qui représenterait Saint-Just . Dans la mesure où les portraits du jeune Conventionnel sont très rares, j’ai jugé nécessaire d’examiner ce médaillon. Si, comme l’indique avec assurance le marchand, le jeune homme du portrait est effectivement Saint-Just, ce médaillon « inconnu des historiens » (je traduis la notice en anglais) serait une belle découverte justifiant son prix élevé. La valeur d’une miniature du XVIII e siècle dépend de trois facteurs : la qualité esthétique de sa réalisation, la notoriété de l’artiste mais aussi celle de la personne portraiturée. La facture de cette miniature n’a rien de remarquable, ainsi qu’on pourra en juger d’après ce document qui réunit les photographies fournies par le vendeur . Dans ce portrait de 6,8 sur 5,3 centimètres [1] peint à l’aquarelle, technique courante pour ce type de travail, l’artiste a manifestement e...

« Morts de Quatre-vingt-douze et de Quatre-vingt-treize… » : sur un poème de Rimbaud et le rôle du peuple dans la Révolution

Si plusieurs auteurs ont relevé les points communs des vies de « météore » qu’eurent Saint-Just et Rimbaud, ils n’ont pas envisagé ce qui, des idées exprimées par Rimbaud dans ses poèmes, pouvait rappeler les discours du révolutionnaire de l’an II. Pourtant, Arthur Rimbaud a composé durant l’été 1870 deux poèmes sur la Révolution française qui sont moins des fresques historiques, à la manière par exemple d’un Hugo, que des textes politiques dans lesquels le jeune poète prend parti dans les débats de son époque. L’un de ces poèmes est « Morts de Quatre-vingt-douze et de Quatre-vingt-treize… » [1] que je me propose d’examiner ici. Le voici avec son épigraphe [2]  :   « … Français de soixante-dix, bonapartistes, républicains, souvenez-vous de vos pères en 92, etc. » Paul de Cassagnac         – Le Pays – Morts de Quatre-vingt-douze et de Quatre-vingt-treize, Qui, pâles du baiser fort de la liberté, Calmes, ...